Affichage des articles dont le libellé est Las excursiones de fín de semana. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Las excursiones de fín de semana. Afficher tous les articles

lundi 5 janvier 2009

Las valles calchaquies

Pour les photos (qui sont vraiment très belles) voir le diaporama !
Pour le petit voyage des vacances de Noël, Nelly, Cassien et Marie (2 amis en stage en Argentine venus nous rejoindre pour les fètes) et moi sommes partis découvrir les Vallées Calchaquies, au Sud de Salta, la grande ville à 2h de Jujuy. Pour l'occasion, nous avons loué une voiture, à 4 c'est plus sympa et pratique. Nous nous sommes donc pris des vacances de luxe...enfin, avec camping le soir... et dodo voiture après le deuxième soir où nous avons perdu les sardines de la tente.... Bref, avant de partir, il a fallu quand mème venir 'à la ville' (de Jujuy) pour louer la voiture... Les agences de location de voitures se trouvent dans les grands hotels uniquement, c'est donc au PLAZA, Howard Jonhson, que nous avons choisi de débarquer. Petit choc de 'culture' en entrant dans un hotel si 'européanisé' et à 10000 miles de l'argentine telle qu'on la connait !
Puis nous sommes partis pour les vallées, sur des routes plus chemin de terre, avec notre petite corsa bien chargée. Le paysage est magnifique, les champs de tabac qui inondent les plaines de Jujuy ont laissés place à des forets et des champs de vaches et de chevaux. Sur le bord des routes sinueuses, on a souvent rencontré des gauchos, les célébres 'cow boys' Argentins. Ils sont sur leurs chevaux, avec des grandes bottes, un pantalon bouffant et un grand chapeau qui fait mexicain. Leurs chevaux sont protégés par 2 grandes ailes en peau de vache durcie qui protege aussi les jambes du gauchos, contre les cornes des vaches. Ils vont récupérer leurs troupeaux dans la montagne.
La pluie commence à tomber, tous les buissons épineux si secs d'habitude sont perlés de goutelettes qui brillent avec l'étrange luminosité qui règne dans cette vallée. C'est un paysage austère sous la pluie mais magnifique quand l'orage menace !
La route, ou plutot piste caillouteuse se fait de plus en plus humide... les rivières qui la traverse se font de plus en plus grosses.... C'est bientôt devant une sorte de coulée boueuse rouge ocre (le rouge est, en passant, vraiment superbe !) que la voiture se retrouve... pas de souci, 'todo derecho' (tout droit) nous previent le papi garé avec son pick up en amont... c'est vrai qu'en y allant franchement, ça marche ! Enfin, ça marche jusqu'à la rivière suivante, elle franchement en crue... essuyer un orage en pleine vallée... on ne peux plus reculer ! Là, il nous faut la traverser à pied, de l'eau jusqu'aux cuisses, avec un sacré débit ! Cassien s'est chargé de passer la voiture 'allégée' de nos poids... sans souci ! Notre petite corsa mine de rien vallait presque un 4x4 tout terrain ! Bon, elle a quand mème pris cher en passant par les cailloux...le dessous un peu enfoncé...elle faisait un bruit d'enfer à l'intérieur... passage rapide par un 'taller' (mecanicien en tt genre) pour donner 2 coups de marteaux et retablir tout ça ! Les paysages sont tous plus magnifiques les uns que les autres. Ce qui est le plus impresionnant, c'est de passer d'une vallée verdoyante pleine d'arbres fruitiers, de cultures et de perroquets de toutes les couleurs à de la roche abrupte sans végétation par 3200m d'altitude. Nous sommes allés jusqu'au petit village de Cachi pour la première nuit, en tente...sous un énorme orage...départ le lendemain un peu rapide sous une pluie torentielle, le maté dans la voiture nous à réchauffé et le pain dulce de leche nous à calé le ventre pour une nouvelle journée jusqu'à Cafayate.
Cafayate est la capitale du vin réputé d'Argentine, le Torrontes dans les vins blancs et de très bons rouges aussi. Là c'est plus un paysage de Champagne qui s'ouvre devant nous, des vignes, des vignes et des vignes, au milieu des bodegas. Et puis retour Cafayate Salta le jour suivant, bien fatigué par la voiture mais plein de beaux paysages dans la tête comme toujours !

mercredi 10 décembre 2008

Las cataratas de Iguazu (NE de Argentina)


Cliquer sur le diaporama à droite pour voir les photos....encore plus belles en grand !

La semaine dernière, après la venue des enfants à la huerta, petit voyage pour faire une pause... Nous sommes parties à l'autre bout de l'Argentine pour aller voir les célèbres chutes d'Iguazu. On nous avait dit que c'était à voir... pas de doute, c'est à voir ! Avant d'y arriver, nous avons quand même passé 26h dans les bus (4 changements), avec un petit arrèt problème de courroie de 1h30 à l'aller et un petit arrêt manifestation en plein milieu de la route au retour, impossible d'avancer, 2h de blocage... pour finalement finir à pied jusqu'à la ville suivante ! Bref, mis à part ces petits contre temps de transport, les bus sont toujours aussi confortables pour dormir (tant bien que mal sur un siege à demi incliné, avec une climatisation qui libère un air ambiant de 15 degrés...un peu frais pour la nuit !). Après un jour de bus, nous voilà arrivées à l'autre bout de l'argentine, totalement différent de notre Nord Ouest ! Il faut savoir que la province de jujuy, on je travaille est la partie la plus pauvre d'Argentine, donc les choses ne sont pas chères mais tout est beaucoup plus pauvre. En arrivant à puerto Iguazu, nous découvrons des maisons faites en bois, qui change de la taule et des briques, des routes toutes goudronnées et surtout une ville plus propre et plus riche. Déjà, en venant, les champs de tabac ont laissés place aux immenses champs de vaches et aux forèts géantes d'Eucalyptus qui sont exploitées. L'eau aussi est beaucoup plus présente, et les champs de riz sont assez nombreux. Quelle dròle d'impression de voir une rivière pleine d'eau avec du courant et des bateaux !



Concernant le climat, nous avons quitté un climat chaud et humide pour un autre climat chaud et encore plus humide... Iguazu est foret tropicale !




Quant aux cataratas, c'est un impressionnant paysage que j'ai découvert ! Ces chutes séparent l'Argentine, du paraguay et du brésil. Nous avons donc vu les 3 frontières en mème temps... C'est curieux de se dire que de l'autre côté de la rive, c'est le brésil et de cet autre côté, c'est le paraguay !





les chutes d'Iguazu sont protégées dans un parc national qui se divise entre le brésil et l'argentine. Le coté argentin est beaucoup plus préservé que le coté bresilien, qui commence tout juste a se rendre compte de l'importance de cette foret... ils ont arretés de la detruire depuis 2000... ce qui fait qu'il reste environ 1/1000 eme de la foret du coté bresilien... autant dire une parcelle de la taille d'une fourmi dans un bac à sable !





Du coté argentin, nous avons pu voir les chutes de tout près, et surtout de tous les côtés, en passant en dessous, au dessus... c'est magique, des tonnes de litres d'eau qui tombent de 80m pour venir s'écraser sur les éboulis de roche en contrebas, en soulevant des minis goutelettes d'eau qui font comme un nuage de vapeurs sur plusieurs metres de haut... c'est superbe !



Et dans ces chutes, des milliers de martinets font des allers retours, dans la vapeur, pour aller rejoindre leurs nids protégés des prédateurs par les trombes d'eau.





Evidement, qui dit foret tropicale, dit insectes étranges, de toutes les formes et de toutes les couleurs, des papillons de toutes les couleurs, des oiseaux exotiques comme le toucan, des petits mammifères comme les coaties ou encore des iguanes qui se balladent tranquillement sur les chemins !





Côté bresilien, la vue est tout aussi impressionnante, et beaucoup plus panoramique, par contre l'entrée du parc national ressemble plus à l'entrée dans Disney land et des bus touristiques qui crachent de la fumée bien pure de son pot d'échappement nous dépose directement au pied de la vue... débroussaillée de tout arbre pour ne pas gacher les photos ! Bien sur, comme c'est un parc national, des petites pancartes sur les pelouses de golfe nous indiquent de ne pas fumer, nous sommes dans un espace protégé...ce qui n'empêche pas la ronde incessante de bus touristiques et l'hotel 5 etoiles de luxe situé juste au milieu du parc....Bref, còté bresilien totalement different mais le petit 'chemin' betonné, sur 2300m nous donne, il faut le dire, une vue assez inoubliable sur ces chutes, qui sont au nombre de 275, qui s'étendent sur 2 km et qui tombent avec un débit de 1750 m cube par secondes....







La chute la plus impressionante est celle de la Gargantua del diablo (gorge du diable), qui fait un bruit assourdissant et surtout dont la fumée de vapeur se voit de tres loin, comme si il y avait un grand feu de foret... C'est incroyable de voir que quelques metres plus an avant, c'est une grande riviere toute calme qui coule sur quelques metres seulement de profondeur et tout a coup, la roche s'arrete, comme le bout de la terre et là, l'eau tombe, en bouillonnant d'ecumes blanches jusqu'a ce qu'on la perde de vue dans le nuage de goutelettes d'eau... De loin, ces chutes qui sortent de la foret vierge donne une impression de Indiana Jones dans la foret Amazonienne.. mais quand on y reflechit, je ne suis pas trés loin de ça !












Encore quelques photos, pour apprécier les majestueuses chutes !

















vendredi 7 novembre 2008

El desierto de Atacama en Chile

Allez voir sur le diaporama, les photos sont encore plus jolies !!
Petite semaine de 'vacances anniversaire' et surtout passage de la frontière pour renouveler notre visa de 3 mois en Argentine... Nous avons choisi le Chili et son désert le plus aride du monde : Atacama ! Une semaine de découvertes inoubliables et vraiment extraordinaires, à 8h de Jujuy !
Nous sommes parties mardi matin, à l'aube, pour 8h de bus à travers les montagnes d'abord, la cordillère, passage par la frontière à Paso de jama (4600m d'altitude), contrôle du passeport et de TOUT le sac, et ça y est, nous sommes au Chili, en plein désert d'Atacama, au Nord, qui est juste à la frontière avec la Bolivie et l'Argentine. Le payasage ? La cordillère des Andes sur la droite, qui fait la limite avec la Bolivie, constituée de volcans tous plus beaux les uns que les autres avec des neiges éternelles au sommet et sinon rien. Une seule route, droite, des cailloux, des sables noirs, restes des cendres des éruptions des volcans et de la roche volcanique à n'en plus finir... aucune végétation, aucun animal...du vent, beaucoup de vent et des mirages géants qui révèlent toute la chaleur de l'après midi ! Par moment, des grandes étendues de sel, avec de l'eau au milieu, comme un petit oasis salé oú viennent boire les vicuñas, des petits lamas, uniques animaux de grande taille qui vivent dans ce désert!
Et puis après quelques heures de ce paysage étrange, au loin un petit bout de vert, un oasis qui s'appelle San pedro de Atacama. C'est le seul village de ce désert et vraiment, on peut appeler ça oasis. Rien autour, des volcans sans végétation, une étendue de sable et de rochers et puis là, des arbres, des maisons, de la vie ! Le désert est très fertile, mais l'unique élément manquant pour que tout fleurisse, c'est l'eau. Et san pedro se trouve sur le passage de 2 petites rivières et eaux souterraines qui viennent des volcans de la cordillère juste à côté, et là oui, on peut voir que la terre y est fertile, même si les problèmes d'eau existent et qu'elle est limitée dans ce petit village.



Nous logeons au camping... non sans savoir que dans le désert, il fait très très chaud en journée (40-45degrés) et très très froid la nuit (-7 voir -10 degrés en ce moment de printemps...). Donc un débardeur pour la journée mais pleins de pulls et chaussettes pour la nuit !!

Au programme de cette semaine : plusieurs trekks dans ce désert, mais toujours accompagné de guides, car il n'existe pas de bus colectivo, comme on a l'habitude de prendre, avec les gens du coin et le bus tout pourri. Ce sera donc 3 excursions avec guide que nous ferons :
La valle de la Muerte y la valle de la Luna


Départ à 15hoo de san pedro, 2L d'eau chacune, un chapeau et de bonnes chaussures pour entreprendre la découverte de la valle de la Muerte, qui ressemble à un paysage martien, d'ailleurs des essais de robots pour Mars y ont été fait... Aprés avoir escaladé une petite dune, on se retrouve face à un paysage très étrange, comme si on voyait des dos de dinosaures avec de pics.. mais de couleurs rouge, ocre, blanc, rose, jaune.... des plissures dans la roche, vraiment somptueuses !


On peut voir au loin le volcan de San Pedro : le Licancabur, et San pedro, la petite tâche verte juste entre le volcan et la vallée. A nos pieds, une immense dune de sable qui s'étale jusqu'à cette vallée, recouvrant un peu la roche par endroits. C'est cette dune que nous descendons en courant, pour atteindre le coeur de la vallée. 500m de long pour une hauteur de 20 à 30m environ, à dévaler à pied, par la crête... c'est géant ! On est minuscules au milieu de cette dune, incroyablement belle sous le soleil et le ciel bleu bleu bleu... Comme des fourmis dans un bac à sable !

Puis la Vallée de la Mort se termine par la Cordillera de la Sal, car les roches ne sont constituées que de gypse sel, un mineral qui donne une roche transparente quand il se cristallise et de craie.
Nous débouchons sur l'unique route qui arrive à San Pedro et qui continue pour traverser le désert, pour les camions de marchandises. En face, c'est la Quebrada de Cari qui se dévoile devant nous. Une immense cassure dans la roche, entre une falaise contre laquelle s'adosse une dune et de l'autre côté une cordillère de dos de dinosaures encore. Au milieu, un sol d'argile sèche à gardé les empreintes d'une ancienne rivière qui coulait il y a des milliers d'années, lorsque les volcans abritaient de grands glaciers. Cette rivière a creusé de grandes galeries dans la cordillère à gauche sur la photo. De là où j'ai pris la photo, nous sommes à environ 500m du fond de la vallée. Guillermot, notre guide nous annonce que l'on va traverser la plaine en contrebas, en passant par le bas de la dune sur la droite. Le trekk fait environ 8km, à travers la quebrada de Cari, en suivant les méandres de la rivière... D'abord descente de la dune, les pieds s'enfoncent jusqu'au molets, puis, changement de sol, l'argile sèche est toute dure et crisse sous nos pieds ! Une belle ballade au milieu des roches qui donnent l'impression d'ètre saupoudrées de neige. C'est en fait du sel qui remonte en surface de la roche, du fait de la température super élevée.





Et pour finir, Valle de la luna où nous allons assister au coucher de soleil sur le désert... Une immense dune de sable qu'il faut escalader en 1/4h pour arriver au sommet et avoir une vue magnifique sur la quebrada, la chaîne de volcans avec le licancabur toujours plus beau et le reste des montagnes del'autre côté. En un instant tout prend une teinte différente, rosée, sombre, avec le soleil qui décline. Rien à voir avec le paysage de pleine apres-midi. Ça donne la chair de poule de se dire que je suis au chili, dans le désert, sur une immense dune, à regarder un coucher de soleil... Le désert est super silencieux, sans aucun bruit d'oiseau, ni de vent dansles feuilles des arbres... Il n'y a pas de mot pour le dire !


Retour au camping vers 21h, ici le soleil se couche a 19.30 encore... Petit asado (barbecue de viandes de porc et de vache) avec les 2 français qui sont aussi au camping. Rien de tel pour se réchauffer de la nuit et du froid qui commence à arriver très rapidement... Un régal cette viande, même à Atacama, on trouve de la viande pour pas trop cher ! Au dessus de nos têtes, le ciel du désert se dévoile.... C'est une demi sphère étoilée qui s'ouvre au dessus de nous, on peut voir toute la voie lactée, avec beaucoup plus d'etoiles que ce que je pouvais imaginer. Comme le village est éloigné de toutes source lumineuse des villes, aucune lumière n'empèche la vision du ciel entier et de toutes ses étoiles. En plus, le désert est quasi tout le temps découvert et les nuages n'existent pas la nuit ! Une vue astronomique ! des constellations étranges que l'on ne voit pas dans l'hémisphère nord, Scorpion, Orion...Mais on ne voit pas la grande ours ! Même la lune n'est pas sous le même angle, c'est marrant! Je pourrais passer des heures pour le regarder ce ciel...mais le froid de plus en plus mordant de la nuit nous oblige à aller nous emmitoufler dans nos duvets !

Las lagunas Altiplanicas y El salar d'Atacama

Cette fois-ci, ballade sur toute la journée pour aller découvrir le grand salar d'Atacama, qui comprend une réserve nationale avec pleins de flamants roses et d'oiseaux. Contrairement aux salinas grandes, ce salar est complètement diffèrent, le sel n'est pas blanc pur et plat comme en Argentine. De loin, ça donne l'impression de sable en fait. Mais quand on s'en approche, on découvre un champ immense de sel mélangé à du sable noir et qui fait des gros paquets,comme de la roche et par endroits, despetites lagunes, qui hébergent les animaux comme les flamants. La présence du sel et de la chaleur permet à des petites bacteries de se développer, elles donnent une couleur rouge sang au fond des lagunes, ou encore bleu azur...



Nous continuons ensuite la ballade en passant par un petit village, Toconao, où passe une petite rivière, comme à San Pedro, et qui laisse sur son passage une végetation aussi improbable que la secheresse du désert autour... Une quebrada (cassure, canyon) encore, avec au fond, l'eau qui coule et qui permet à des centaines d'arbres fruitiers de pousser, comme en pleine foret des Yungas !

Nous continuons de monter en altitude pour rejoindre le pied des 2 grands volcans Miñique y Miscanti qui ont chacun leur lagune, d'eau douce, entouré de bore cette fois, et pas de sel, comme il y parait sur les photos. Des Vicuñas sont encore présentes, elles se déplacent en troupeau et vivent dans tout le désert, non loin d'une source d'eau. Des lacs immenses, d'un bleu qui fait rêver...!Les roches volcaniques qui proviennent de ces 2 volcans sont des liparites. Des roches très légères, pleines de bulles d'air. Cette pierre est très utilisée à San pedro et Toconao car elle engrenge la chaleur de la journée pour la restituer la nuit, gardant la maison fraîche la journée et chaude la nuit.

Puis nous entamons le chemin de retour, à un moment,la voiture s'arrète. Nous avons l'impression, par le paysage, que nous sommes au pied d'une montée. Mais il n'en ai rien, et le contact coupé, la voiture monte la pente, doucement ! C'est la 2ème fois que cette impression arrive, du fait du relief alentour, l'eau coule dans le sens de la montée et la voiture monte la pente ! Vraiment bizarre à regarder !

Pukara de Quitor

Vendredi, nous allons nous ballader sans guide cette fois-ci au Pukara de Quitor, à 3km de San Pedro. Les Pukara sont des ruines de villes fortifiées Incas qui vivaient sur la zone avant que les conquètes espagnoles ne les envahissent et les décapitent. Les ruines sont montées sur une montagne escarpée, qui est impressionante, comment faisaient-ils pour vivre en pente pareille ?, les 'rues' entre les maisons sont aussi pentues qu'un toit breton ! Puis nous escaladons la montagne d'à côté qui aboutit à un point de vue magique sur tous les environs. Une vue parfaite de San Pedro, qui a bien son nom d'oasis vu d'ici, et de toute la chaîne de volcans et les Quebrada. Nous sommes toutes seules en haut de cette montagne, il y règne un silence incroyable. Petit pique nique devant une vue imprenable, je pense que ce repas est à classer dans la catégorie des uniques !De là, on peut aussi voir les nombreuses mini tornades qui sont très fréquentes dans le désert. Le sable est élevé sur une centaine de mètres de haut, l'instant de 2min, la tornade avance entre les arbres et les maisons, ou au milieu du desert et retombe, aussi rapidement qu'elle s'est formée....Quand on voit ça pour la premiere fois ça fait vraiment un drôle d'effet !

Los Geisers del Tatio
Samedi, levé à 2h30 du matin pour aller assister à la parade des geisers, à 90km de San Pedro. Les geisers sont des colonnes de vapeur d'eau qui s'élevent sur des centaines de mètres. Cette vapeur sort par des petits trous, d'où bouillonnee une eau chauffé par le magma des volcans qui passe une strate en dessous. Ces geisers, à 4300m d'altitude sont les plus hauts du monde, atteignables par l'homme. A 5h du matin, des vapeurs fumantes dans la clareté bleuté de l'altiplano quand le soleil commence à se lever et que la plaine avec tous les geisers se découvre, c'est vraiment magique. Des colonnes de fumée qui sortent de partout. Par moments, l'eau bouillonne beaucoup plus, comme si le magma passait par vagues et réchauffait l'eau d'un coup. Les geisers crachent alors des gerbes d'eau en ébullition. A 5h du matin, il fait encore -7degrés, c'est donc emmitoufflée dans mes 2 uniques pantalons, 2 paires de chaussettes aux pied et aux mains, 2 teeshirts, 1 sous pull et 2 polaires, que j'ai pu apprécier le spectacle...non sans revenir les doigts de pieds et de mains gelés ! C'est en regardant les photos par la suite que je me suis rendue compte de la beauté du phénomène, avec les couleurs de l'aube, c'est vraiment magnifique...c'était l'excursion pour mon anniversaire....et quelle excursion !







Retour en début d'aprés-midi après avoir découvert encore une vallée de cactus, croisé des lamas, des vicuñas et des vizcachas (des espéces de lapins du desert, avec de tres grandes oreilles et une longue queue en tire bouchon!)... pour finir la soirée au restaurant, puis dans un des 2 bars de san pedropour se prendre un bon désert au chocolat comme on en trouve pas en Argentine !

Dimanche, levé 7h pour défaire la tente et reprendre le chemin du bus pour Jujuy... Juste quand le soleil commence à rechauffer l'air froid de la nuit...c'est à un petit dèj d'anniversaire que j'ai droit avec Nelly, un petit gâteau de l'unique panaderia que l'on a trouvé, planté d'une de nos bougies-secours-en-cas-de-panne-d'electricité-de-la-casa! Fêter ses 23 ans en plein désert d'Atacama, c'est une chose à laquelle je n'aurai jamais pensé ! Et je me rends bien compte de tout les moments et les endroits magiques dans lequel je suis en train de vivre en ce moment !