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Ça va, on prend bien le soleil ici, il fait beau et chaud !
Essayage du pancho acheté pour rien en Bolivie !
Humahuaca
Après le retour sur La Quiaca, bus pour Humahuaca. Nous nous arrêtons dans chaque village, Abra pampa, 3 cruces... sous une brume orange de poussière, il y a beaucoup de vent. Des lamas bourrés de laine sont de chaque còté de la route. C'est la fin de l'hiver, ils vont bientôt se faire tondre comme les moutons ! Passage à 3750m (La Quiaca 3443m).
L'arrivée à Humahuaca est compètement différente de La Quiaca. Beaucoup plus touristique, les rues sont pavées, tout est propre, des blancs se balladent partout. mais le village est joli et le fond du décor, les Andes, est superbe. L'auberge de humahuaca est est toute mignonne, simple, salle de bain à l'extérieur, ça caille un peu le matin... mais cuisine comme il faut, un réchaud et un évier.
Humahuaca par rapport à Jujuy, pour se situer un peu... et tout en haut, c'est La Quiaca (à côté de la flèche)
Expédition à Iruya

Et pour une expédition, ce fût une expédition ! 2h30 de piste avec un bus datant à peu près de la dernière guerre... départ de Humahuaca à 2936m, vérification préalable des niveaux du bus... nous sommes juste derrière un gros bidon d'eau destiné à refroidir le moteur... Ah bon, le moteur va chauffer ? un peu oui, passage par Iturbe, perdu au milieu des andes,nous avons déjà traversé 3 rivières (le chemin n'est plsu pratiquable en été, pendant la saison humide (c'est-à-dire dans 2 mois)... pointe à 4000m d'altitude,une vue superbe sur les Andes et la vallée en ravin de l'autre côté de la grande colline que nous escaladons depuis 1h à 10km/h environ... les nuages effleurent les montagnes andines, des Gigognes au loin mangent les quelques plantes et arbustes secs qui couvrent la montagne, au milieu des pierres. Ça y est, on commence à entreprendre la descente pour arriver à Iruya qui est à 2730m... oui oui, 1064m de dénivelé en 1h...pour se refaire 1270m de dénivelé en 1h30 dans l'autre sens... Et la descente, bien sùr, beaucoup plus rapide que les 10km/h de montée, avec le moteur qui menace de lacher et la chaleur qui s'en dégage et qui semble très suspecte... Donc descente rapide, sans frein, ça va plus vite, des virages comme il n'y a qu'eux qui savent le faire, à 2cm du ravin, sans aucune barrière de sécurité et oú l'on ne peut absolument pas croiser ni une voiture ni une moto. tout ça sans oublier que nous sommes sur une piste, ça saute donc et la taule du car fait un bruit d'enfer. 2h30 de massage intense du fesssier sur les sièges bien durs, à s'accrocher oú l'on peut pour éviter de tomber !
Bref un paysage époustouflant, que vous pouvez imaginer grâce aux photos, merci le stabilisateur de mon appareil ! Il faut avoir le coeur bien accroché qu'ils disaient... ils ont pas tort ! 


Arrivée à Iruya, pleins de superbes paysages dans la tète. Iruya est un petit village de montagne, tout petit, de maisons de pierre et de toit de atule, sur un flanc de montagne, avec la rivière qui couole en contrebas. des ânes se balladent dans le lit du cours d'eau encore tout petit à cette époque, accompagnés de cochons et de chèvres.
pique nique tout en haut du village, au mirador, d'ou se dresse une croix, comme dans tous les villages: Et nous devons déjà redescendre pour aller reprendre le bus qui rentre sur humahuaca. il n'y en a que 3 par jours et nous avons encore 3h de route pour Jujuy et 1h de jujuy à monterrico. la remontée-descente(passage à 4000m) est encore un émerveillement pour les yeux, car à 17h, la luminosité est complètement différente de celle de 8h30. le bus se prend pour un 4x4 mais bizarrement, j'ai confiance...comme tous les autres argentins qui eux, dorment (bercés par les nids de poules sur la piste ??)
Une super belle expédition pour finir ce petit week-end, avant de prendre le bus de 'voyage' pour Jujuy, beaucoup plus gros, et tranquille, sur 2 étages. Achat de 4 empanadas à la gare de bus, ainsi que 2 parts de gâteaux au yaourt super bon, comme à la maison ! A chaque station de bus, des dizaines d'argentines vendent de la nourriture, des empanadas, des gâteaux, des bûches, des golosinas, des bouteilles de boissons gazeuses et des sandwichs (qu'elles prononcent sangoui). L'argentin de base mange tout le temps, des pop-corns, des empanadas, à tout heure du jour: les dames vendent aussi leurs trucs dans le bus, même si c'est censé être interdit... à se méfier quand même des 'sangouis' à la carne (viande) à 22h30, alors que je pense qu'ils ont été fait au plus tôt le matin et on séjourné au soleil quelques bonnes heures !