lundi 13 octobre 2008

Semaine mouvementée !

Début de semaine, Christophe, notre maître de stage nous à apporté un PC portable, 1 mois et demi après le début de notre stage… ça fait du bien pour enfin réaliser le projet que nous devons faire réellement : des fiches et une mallette pédagogique destinée aux enfants des écoles de Jujuy, pour leur faire découvrir les plantes et arbres natifs et aussi les sensibiliser sur l’environnement (le tri des déchets, le gaspillage de l’eau, l’effet de serre, la pollution de la terre…).
Enfin, ordinateur, mais sans écran! L’écran de ce portable à un problème et il est tout noir. Nous avons découvert que nous pouvions déchiffrer un peu les lettres, à l’aide d’une lampe de poche bien orientée et d’un angle d’écran qui ne brouille pas tout… pas facile!

Après l’avoir connecté à un écran d’ordinateur fixe, il nous fallait encore changer la fréquence…pour pouvoir autre chose que des images brouillées style canal+… tout ça encore sans écran, les 2 étant illisibles! Après 4h de déchiffrage de l’écran à la lumière des lampes à dynamo, rechargées toutes les 5 minutes, nous avons enfin eu un écran d’ordinateur lisible et de bonne qualité!
Mais ce petit épisode du début de semaine a laissé place à une panne d’eau dans toute la casa… une journée de 40 degrés sans eau, pour la cuisine, la douche et surtout les WC, c’est assez dur… Notre San Samuel, réparateur en tous genres et qui joue aussi le rôle de concierge nous explique que nous avons un tanque d’eau au dessus de la casa, de 1100L pour les 4 casas. Ce tanque se rempli avec l’eau disponible de la rue, par une pompe… il faut juste attendre que la pompe, qui fait un bruit de groupe électrogène remplisse le tanque toute la nuit! Et un second problème de résolu!
Samedi, réveil agréable, l’eau est revenue, génial! Mais c’est au tour des toilettes et de la douche de se boucher… et bien! Tout déborde et rien ne s’écoule… Samuel de nouveau à la rescousse après avoir tout essayé emploi les grands moyens : il démonte le WC… Cela fait un mois que nous mettons le papier toilette dans la cuvette, personne ne nous a dit comment marche des toilettes… et bien non, il ne faut pas, ça bouche les toilettes argentins de faire ça! Et le comble c’est que tout le monde le sait, mais comme c’est une évidence ici… bin on ne nous l’a pas dit!
Et pour finir, aujourd’hui, lundi 13 octobre, comme une évidence car tout le monde le savait aussi, et bien c’est férié! C’est le jour national des races. Ce qu’il faut surtout savoir c’est que ce jour férié est en fait le 12 octobre, mais comme il est tombé un dimanche, et bien il est décalé, au jour travaillé suivant! Futés ces argentins, toutes les manières sont bonnes pour bosser le moins possible!

mercredi 8 octobre 2008

La tradiciòn de la coca

Dans le nord de l’Argentine, les Andes surtout (donc oú je suis), les gens chiquent beaucoup la coca plutôt qu’ils ne fument le tabac.
Ce sont souvent les hommes qui chiquent, plus que les femmes. Les vieilles abuelas le font aussi. Mais ce n'est pas coutume chez les femmes.
On trouve partout en vente de la 'coca y bica', la bica étant du bicorbonato de sodio.

A chaque fin de repas, les hommes sortent leur paquet de feuille de coca, qu'ils enfournent dans un coin de leur bouche, ce qui leur fait une joue de hamster du plus bel effet (voir photo) et une diminution de leur capacité à parler clairement... déjà que c'était pas très clair avant !

Mais la coca ne se laisse pas ainsi : pour faire agir la feuille, il faut y mettre un peu de bica.

Bica en pastilles, poudre, paquets... au marché.Vendu sous toutes les formes, l'essentiel est de la faire agir avec la coca quand ils sont mâchés ensemble. La feuille libère ainsi son doux effet stimulant et combat la fatigue et la faim.
Après quelques heures de machouillage, lorsque les feuilles ont bien reduit, ils crachent leur chique n'importe oú, dans les caniveaux (lorsqu'il y en a!) ou sur la route. On peut voir plein de boulettes au milieu des cailloux et des déchets de la rue. Les feuilles machées commencent à sécher et se disperser avec le vent... avant d'être remplacées par une autre chique qui prendra sa place dans la rue, une fois bien mastiquée !

La coca est surtout cultivée au Pérou et en Bolivie, et servent à élaborer la cocaïne.
la commercialisation tant développée peut porter à confusion puisque les lois argentines sur les stupéfiants interdisent la consommation, la vent et la possession de coca.. mais la police tolère de manière 'extra officielle' la possession de petites quantités de feuilles de coca, et spécialement dans les Andes pour sa consommation...

Bref, comme beaucoup d'autres choses, ils autorisent ce qui est interdit !

vendredi 3 octobre 2008

Un dìa muy util a la huerta




Après notre week-end dans le nord, retour à la huerta. Aujourd'hui, nous avons rencontré des ingénieurs de l'INTA (Instituto Nacional de Technologia Agropecuaria). Ils viennent spécialement de Cordoba. Ils ont réalisés des fiches techniques pour promouvoir les actions et les méthodes agro-écologiques. Cet institut travaille aussi pour les handicapés. Nous avons donc passé la journée à construire des outils (rateaux, désherbeur mécanique..) et des systèmes d'irrigation au goutte à goutte, par aspersion... des pièges à insectes et autres petits outils pour semer les graines, pour simplifier le travail à la huerta et lutter contre les insectes et le mauvaises herbes, de manière écolo ! Le tout réalisé avec des boutielles en plastiques, des bouts de bois, du scotch et de la colle, donc réalisables par les enfants et pour rien (5 pesos ( 1.25euros) le rateau, avec un manche un balai, 2 rangées de clous bien solides et 3 vis).






Nous avons aussi rencontré des agronomes étudiants de Jujuy, ils sont en géneral un peu plus agés que nous, environ 25ans, mais c'est parce que les études se font en plus d'années.


Et puis pour voir comment on travaille à la huerta, une petite brouette (qui vient juste de nous lâcher... elle n'a pas aimé les pierres !) et 2 pelles !!!

mercredi 1 octobre 2008

Las Huelgas argentinas, una tradición... (les manifestations en Argentine, une tradition...)

En l'espace de 1 mois, nous en avons déjà assisté ou croisé 7 huelgas !
Les argentins manifestent tout le temps, et pour on ne sait pas quoi en général.
je m'explique. Jeudi, nous partons pour la huerta, 15h30.
Sur la route, un troupeau de gens, avec des branches d'arbres qui barrent la route, un feu, des argentines avec des petits réchauds qui font des empanadas, tout les monde assis oú allongé par terre, sous des parapluies (ici tout le monde à des parapluies et personne ne sort jamais sans... mais c'est pour le soleil !)....
Donc un ambiance conviviale, de sieste, ça papote dans un coin, ça dort ici, ça mange là.... aucune banderole de manif, ni pancarte, ni rien....
Et plus loin, une lignée de policiers, armés et équipés de boucliers de protection, de casque, de grosses bottes. Ils sont lá, avec leurs chevaux, à l'ombre d'un arbre. Ils ne font rien eux non plus, mais ça c'est le fait d'être argentin...
Et puis à un moment, les gens s'en vont, alors les policiers aussi, pour qui pourquoi, le temps de la huelga est passé... Tout le monde range ses affaires, les couvertures et les cartons au sol étendus pour se poser, les jeux de carte, les matés et la circulation reprend, normalement. Elle n'était pas franchement bloquée avant mais bon... Histoire de dire on existe, on fait une huelga...!Ici, une huelga en face de la casa del gobierno à Jujuy, 3 banderoles, mais on ne sait pas trop pourquoi non plus... Un jour sans huelga en face de ce bâtiment n'est pas un jour normal !

Restaurante à Humahuaca

Resto à Humahuaca, nous voulons goûter du llama ! Moi je l'ai pris au roquefort avec des noix, nelly á la moutarde. Le llama à un peu l'aspect du boeuf, et un goût plus fort, un peu comme une viande de sanglier ou de cerf. En entrée, un 'tamal', une sorte de mélange de pomme de terre, oignons, viande et polenta (purée de maïs pour ceux du nord, à Toulouse, on connait !). le tout est enroulé dans une feuille de mais. C'est très bon !
En dessert, crème chantilly, mais pas du tout la chantilly française. c'est en fait de la crême de lait battu. assez sucrée et assez grasse, au gout de vanille. cela ressemble un peu à la crème de beurre en plus dur et plus sucré.... on dirait un peu dur beurre mou sur la photo... c'est l¡aspect que ça donne !bonne expérience, mais à petite dose !



Et nous avons aussi testé le queso argentin (fromage !) ceci est du fromage de chèvre, beaucoup moins de gout qu'en france, plus humide et d'aspect mozarella, mais qui se déguste très bien !

Humahuaca y Expédition à Iruya, lundi 30 septembre

Pour les photos, cliquer sur la photo du diaporama, accès à Picassa, avec toutes les photos en grand !

Ça va, on prend bien le soleil ici, il fait beau et chaud !Essayage du pancho acheté pour rien en Bolivie !
Humahuaca
Après le retour sur La Quiaca, bus pour Humahuaca. Nous nous arrêtons dans chaque village, Abra pampa, 3 cruces... sous une brume orange de poussière, il y a beaucoup de vent. Des lamas bourrés de laine sont de chaque còté de la route. C'est la fin de l'hiver, ils vont bientôt se faire tondre comme les moutons ! Passage à 3750m (La Quiaca 3443m).
L'arrivée à Humahuaca est compètement différente de La Quiaca. Beaucoup plus touristique, les rues sont pavées, tout est propre, des blancs se balladent partout. mais le village est joli et le fond du décor, les Andes, est superbe. L'auberge de humahuaca est est toute mignonne, simple, salle de bain à l'extérieur, ça caille un peu le matin... mais cuisine comme il faut, un réchaud et un évier.
Humahuaca par rapport à Jujuy, pour se situer un peu... et tout en haut, c'est La Quiaca (à côté de la flèche)


Expédition à Iruya



Et pour une expédition, ce fût une expédition ! 2h30 de piste avec un bus datant à peu près de la dernière guerre... départ de Humahuaca à 2936m, vérification préalable des niveaux du bus... nous sommes juste derrière un gros bidon d'eau destiné à refroidir le moteur... Ah bon, le moteur va chauffer ? un peu oui, passage par Iturbe, perdu au milieu des andes,nous avons déjà traversé 3 rivières (le chemin n'est plsu pratiquable en été, pendant la saison humide (c'est-à-dire dans 2 mois)... pointe à 4000m d'altitude,une vue superbe sur les Andes et la vallée en ravin de l'autre côté de la grande colline que nous escaladons depuis 1h à 10km/h environ... les nuages effleurent les montagnes andines, des Gigognes au loin mangent les quelques plantes et arbustes secs qui couvrent la montagne, au milieu des pierres. Ça y est, on commence à entreprendre la descente pour arriver à Iruya qui est à 2730m... oui oui, 1064m de dénivelé en 1h...pour se refaire 1270m de dénivelé en 1h30 dans l'autre sens... Et la descente, bien sùr, beaucoup plus rapide que les 10km/h de montée, avec le moteur qui menace de lacher et la chaleur qui s'en dégage et qui semble très suspecte... Donc descente rapide, sans frein, ça va plus vite, des virages comme il n'y a qu'eux qui savent le faire, à 2cm du ravin, sans aucune barrière de sécurité et oú l'on ne peut absolument pas croiser ni une voiture ni une moto. tout ça sans oublier que nous sommes sur une piste, ça saute donc et la taule du car fait un bruit d'enfer. 2h30 de massage intense du fesssier sur les sièges bien durs, à s'accrocher oú l'on peut pour éviter de tomber !
Bref un paysage époustouflant, que vous pouvez imaginer grâce aux photos, merci le stabilisateur de mon appareil ! Il faut avoir le coeur bien accroché qu'ils disaient... ils ont pas tort !
Arrivée à Iruya, pleins de superbes paysages dans la tète. Iruya est un petit village de montagne, tout petit, de maisons de pierre et de toit de atule, sur un flanc de montagne, avec la rivière qui couole en contrebas. des ânes se balladent dans le lit du cours d'eau encore tout petit à cette époque, accompagnés de cochons et de chèvres.
pique nique tout en haut du village, au mirador, d'ou se dresse une croix, comme dans tous les villages: Et nous devons déjà redescendre pour aller reprendre le bus qui rentre sur humahuaca. il n'y en a que 3 par jours et nous avons encore 3h de route pour Jujuy et 1h de jujuy à monterrico. la remontée-descente(passage à 4000m) est encore un émerveillement pour les yeux, car à 17h, la luminosité est complètement différente de celle de 8h30. le bus se prend pour un 4x4 mais bizarrement, j'ai confiance...comme tous les autres argentins qui eux, dorment (bercés par les nids de poules sur la piste ??)

Une super belle expédition pour finir ce petit week-end, avant de prendre le bus de 'voyage' pour Jujuy, beaucoup plus gros, et tranquille, sur 2 étages. Achat de 4 empanadas à la gare de bus, ainsi que 2 parts de gâteaux au yaourt super bon, comme à la maison ! A chaque station de bus, des dizaines d'argentines vendent de la nourriture, des empanadas, des gâteaux, des bûches, des golosinas, des bouteilles de boissons gazeuses et des sandwichs (qu'elles prononcent sangoui). L'argentin de base mange tout le temps, des pop-corns, des empanadas, à tout heure du jour: les dames vendent aussi leurs trucs dans le bus, même si c'est censé être interdit... à se méfier quand même des 'sangouis' à la carne (viande) à 22h30, alors que je pense qu'ils ont été fait au plus tôt le matin et on séjourné au soleil quelques bonnes heures !

La Quiaca y Yavi, samedi 27 septembre

Levé 5h00 du matin, déjà 25 degrés dans l'air ambiant. Il a fait chaud toute la nuit.
Le soleil commence à se lever vers 6h30... Les Andes que nous voyons du bus pour aller à Jujuy sont toutes roses ce matin, c'est superbe ! Arrivée à Jujuy, nous presnons le bus pour La Quiaca, la village qui fait la frontière avec la bolivie... On monte et ça se sent un peu dans les oreilles, il y de la montagne, mais par endroits, comme une grande plaine en hauteur, ce sont les altiplanos Andins... des couleurs incroyables, du sable, des rochers. des lamas (ici Llamas) se balladent en liberté un peu partout. la route est plus ou moins goudronnée et tout à coup, c'est une piste de cailloux ! les gens paraissent de plus en plus boliviens au fur et à mesure que l'on monte. Le soleil tape fort derrière la vitre du bus. nous sommes au premier rang en haut, vue panoramique sur les cerros, incroyable !
5h de trajet plus tard, plusieurs contrôles de police au milieu de rien et plusieurs centaines de llamas passés, nous arrivons dans la petite ville de La Quiaca,1200 habitants, 3443m d'altitude au dessus du niveau de la mer (ils le précisent toujours ici). La Quiaca n'a absolument rien de particulier et me fait penser à une station de transit avec la frontière, c'est tout. Il n'y a personne dans les rues, la seule zone animée est La terminal de omnibus, d'oú arrivent et partent bus, taxis et remis pour les villes alentours et surtout la bolivie.
Pause déjeuner, salade de quinoa et tomate préparée la veille, on a bien fait, il n'y a rien à La Quiaca !

Petit tour rapide et nous cherchons le grand marché de Villazon, la ville collée à la Quiaca, côté Bolivie. Avant d'y accéder, il faut évidemment passer la frontière, un fleuve, qui ressemble à un ruisseau à cette époque fait la limite entre les 2 villes. Contrôle des papiers, des sacs, et ça y est, on est en bolivie ! L'ambiance de ce marché est tout autre, il y a une animation impressionante en comparaison. La Bolivie est beaucoup moins chère et pour 100 pesos argentins, nous avons 223 pesos boliviens (25 euros). Déjà qu'en argentine, ce n'est pas cher, mais là c'est encore moitié prix par rapport aux prix argentins. Nous avons donc inversti dans une bouilloire électrique (grand luxe), toute neuve, pour la modique somme de 18 pesos, au lieu de 95 pesos en Argentine... L'électricité est inclus dans notre loyer, pas le gaz, et comme on mange tout bouilli ou cuit à l'eau... c'est l'idéal !

La coca se vend par sacs entiers, ici, elle n'est pas interdite, ni illégale (illégale et interdite à la vente en Argentine, mais tout le monde en consomme, en vend et en a...) Même si le nord de l'Argentine est très typé bolivien, ce côté là du village n'a rien à voir avec l'argentine. les couleurs des vêtements, les tissus, les chapeaux, la façon de porter les bébés.. ce n'est pas un mythe, ni une tradition restée pour les touristes, c'est une vraie culture ! les zones que nous visitons ne sont pas très touristiques, et encore moins à cette époque de l'année. notre objectif est d'aller à Yavi, petit village de 300 habitants à 17km au nord. nous y allons par taxi, aucuns bus ne va à Yavi. 1/2h plus tard, on longe el Cerro de los 7 Hermanos, les 7 Monts jumeaux, incroyables montagnes plissées de toutes les couleurs, qui se sont érodées et creusées avec l'âge. Arrivée à Yavi, rien. Lucky-Luke, quand il arrive dans une ville déserte, avec le vent qui fait claquer les volets et la botte de paille au milieu de la rue, ça vous dit quelque chose ? Bin c'est ça. 3 poules sur 'l'avenue', qui n'a d'avenue que le nom...une route de terre battue... des maisons rudimentaires, au toit de paille et aux murs de briques artisanales enduites de terre cuite. C'est un village perché sur une butte d'ou l'on peut voir un superbe panorama de la vallé et des petites parcelles cultivées en contrebas. L'unique 'épicerie', tenue par une vieille dame est la seule maison d'ouverte... elle nous questionne sur notre venue... nous cherchons une auberge pour dormir. il y en à déjà au moins 4, mais toutes fermées à cette époque. L'abuela nous dit que le vent se lève, c'est pour ça que toutes les maisons sont fermées. On frappe aux portes, on entre pàr la porte non fermée à clé, on appelle. Rien. Soit ça fait la sieste, soit c'est pas là. Une petite fille de 9 ans, Suzana, suivie de China, une toute petite chienne, intriguée s'approche. Comment tu t'appelles, t'as quel âge ? Vous ètes soeurs ? Vous avez des grosses chaussures, c'est quoi qu'il y a dans votre sac ? vous mangez quoi chez vous ? Elle se pose à còté de moi, son chien dans les bras qui s'endort le museau sur mon pull. on attend Gabriel, le soi-disant gérant de la seule 'posada' (auberge) ouverte de village. Ou plutot on attend qu'il se réveille. il dormait tout à l'heure, toutes portes ouvertes, les chiens ne disent rien quand on entre... une autre abuela sort de son petit magasin pour aller s'asseoir en face sur un mur en pierre. Elle nous questionne et nous propose une petite salle poussièreuse avec une table et une chaise pour dormir ce soir. C'est très gentil à elle, si nous ne trouvons rien, on viendra !
le vent se lève, il commence 'a faire un peu froid. Suzana nous quitte, Gabriel dort toujours... Dans l'avenue, personne...
et puis un garçon, blanc, donc pas d'ici non plus, passe devant nous. il s'appelle James, est anglo-urugayien et a trouvé ce village il y a 4 jours, il est bien là. Lui loge à l'hotel Yavi, normalement fermé, mais si on demande mirta, elle nous ouvrira... Destin ou pas, on a quand même eu du bol de le croiser. le taxi nous à déposé là, on ne pouvait pas rentrer car pas de taxi ici pour revenir et personne dans les rues. Mirta nous ouvre avec rétisance, non c'est fermé... Nous avons seulement besoin de 2 lits. pour manger on se débrouille ! Le guide indiquait 60 pesos pour la chambre la mois chère de l'hotel avec petit dej. nous en avons pour 20 pesos avec salle de bain dans la chambre ! de bons lits et l'électricité, grand luxe ! Elle nous prète sa cuisine pour se faire à manger... parfait, nous avons prévu le coup et pris un paquet de pâtes !

20h00, petit tour pour aller chercher du pain, nelly se repose, mal de tète et de ventre... Il fait nuit dehors, personne. 2 lampadaires dont un qui gresille... Mème pas un chien qui aboit, le silence total... un régal, depuis 1 mois en argentine, nous ne 'avons pas entendu ce silence relaxant pour les oreilles et les neurones... les argentins parlent fort et font beuacoup de bruit quand mème !

je trouve du pain chez la première abuela rencontrée. tout est fermé, il n'y a que sa petite épicerie qui éclaire la rue.

21h00, nous allons à la cuisine. mirta à 3 enfants, Maria, Kevin et Jonatan qui semblent surexcités par notre présence je crois. Kevin me court dans les jambes, saute dans les bras de nelly, me montre le chat... ils sont émerveillés devant les photos.


Kevin : " maria, vient te voir , c'est toi en train de lire !" Jonatan : "prend le caht en photo, tiens, je te le montre"

Petit repas pàtes au thon, ce n'est pas coutume de manger dans la cuisine d'un restaurant, fermé à cette époque.


Lendemain tranquille, aprés une bonne nuit sans boules quies ! il nous faut retourner à La Quiaca pour l'apres midi. Nous devons trouver une voiture d'une personne du village qui parte. Encore faut-il en trouver une, il n'y en déja pas qui arrivent ! Une voiture, ojàla ! Bon problème de levier de vitesse qui se déboite de son socle de temps en temps, donc petits passages à vide, sur une pente de quelques degres... mais sinon, on peut entendre la musique de la radio derrière un brouillard d'autres voix et autres station de radio. Ce début de week-end commence très bien et nous sommes enchantées de ces 2 premiers jours !