Nous sommes parties mardi matin, à l'aube, pour 8h de bus à travers les montagnes d'abord, la cordillère, passage par la frontière à Paso de jama (4600m d'altitude), contrôle du passeport et de TOUT le sac, et ça y est, nous sommes au Chili, en plein désert d'Atacama, au Nord, qui est juste à la frontière avec la Bolivie et l'Argentine. Le payasage ? La cordillère des Andes sur la droite, qui fait la limite avec la Bolivie, constituée de volcans tous plus beaux les uns que les autres avec des neiges éternelles au sommet et sinon rien. Une seule route, droite, des cailloux, des sables noirs, restes des cendres des éruptions des volcans et de la roche volcanique à n'en plus finir... aucune végétation, aucun animal...du vent, beaucoup de vent et des mirages géants qui révèlent toute la chaleur de l'après midi ! Par moment, des grandes étendues de sel, avec de l'eau au milieu,
comme un petit oasis salé oú viennent boire les vicuñas, des petits lamas, uniques animaux de grande taille qui vivent dans ce désert!
La valle de la Muerte y la valle de la Luna


On peut voir au loin le volcan de San Pedro : le Licancabur, et San pedro, la petite tâche verte juste entre le volcan et la vallée. A nos pieds, une immense dune de sable qui s'étale jusqu'à cette vallée, recouvrant un peu la roche par endroits. C'est cette dune que nous descendons en courant, pour atteindre le coeur de la vallée. 500m de long pour une hauteur de 20 à 30m environ, à dévaler à pied, par la crête... c'est géant ! On est minuscules au milieu de cette dune, incroyablement belle sous le soleil et le ciel bleu bleu bleu... Comme des fourmis dans un bac à sable !


Puis la Vallée de la Mort se termine par la Cordillera de la Sal, car les roches ne sont constituées que de gypse sel, un mineral qui donne une roche transparente quand il se cristallise et de craie.
Nous débouchons sur l'unique route qui arrive à San Pedro et qui continue pour traverser le désert, pour les camions de marchandises. En face, c'est la Quebrada de Cari qui se dévoile devant nous. Une immense cassure dans la roche, entre une falaise contre laquelle s'adosse une dune et de l'autre côté une cordillère de dos de dinosaures encore. Au milieu, un sol d'argile sèche à gardé les empreintes d'une ancienne rivière qui coulait il y a des milliers d'années, lorsque les volcans abritaient de grands glaciers. Cette rivière a creusé de grandes galeries dans la cordillère à gauche sur la photo.
De là où j'ai pris la photo, nous sommes à environ 500m du fond de la vallée. Guillermot, notre guide nous annonce que l'on va traverser la plaine en contrebas, en passant par le bas de la dune sur la droite. Le trekk fait environ 8km, à travers la quebrada de Cari, en suivant les méandres de la rivière... D'abord descente de la dune, les pieds s'enfoncent jusqu'au molets, puis, changement de sol, l'argile sèche est toute dure et crisse sous nos pieds !
Une belle ballade au milieu des roches qui donnent l'impression d'ètre saupoudrées de neige. C'est en fait du sel qui remonte en surface de la roche, du fait de la température super élevée.


Et pour finir, Valle de la luna où nous allons assister au coucher de soleil sur le désert... Une immense dune de sable qu'il faut escalader en 1/4h pour arriver au sommet et avoir une vue magnifique sur la quebrada, la chaîne de volcans avec le licancabur toujours plus beau et le reste des montagnes del'autre côté. En un instant tout prend une teinte différente, rosée, sombre, avec le soleil qui décline. Rien à voir avec le paysage de pleine apres-midi. Ça donne la chair de poule de se dire que je suis au chili, dans le désert, sur une immense dune, à regarder un coucher de soleil... Le désert est super silencieux, sans aucun bruit d'oiseau, ni de vent dansles feuilles des arbres... Il n'y a pas de mot pour le dire !
Retour au camping vers 21h, ici le soleil se couche a 19.30 encore... Petit asado (barbecue de viandes de porc et de vache) avec les 2 français qui sont aussi au camping. Rien de tel pour se réchauffer de la nuit et du froid qui commence à arriver très rapidement... Un régal cette viande, même à Atacama, on trouve de la viande pour pas trop cher ! Au dessus de nos têtes, le ciel du désert se dévoile.... C'est une demi sphère étoilée qui s'ouvre au dessus de nous, on peut voir toute la voie lactée, avec beaucoup plus d'etoiles que ce que je pouvais imaginer. Comme le village est éloigné de toutes source lumineuse des villes, aucune lumière n'empèche la vision du ciel entier et de toutes ses étoiles. En plus, le désert est quasi tout le temps découvert et les nuages n'existent pas la nuit ! Une vue astronomique ! des constellations étranges que l'on ne voit pas dans l'hémisphère nord, Scorpion, Orion...Mais on ne voit pas la grande ours ! Même la lune n'est pas sous le même angle, c'est marrant! Je pourrais passer des heures pour le regarder ce ciel...mais le froid de plus en plus mordant de la nuit nous oblige à aller nous emmitoufler dans nos duvets !Las lagunas Altiplanicas y El salar d'Atacama
Cette fois-ci, ballade sur toute la journée pour aller découvrir le grand salar d'Atacama, qui comprend une réserve nationale avec pleins de flamants roses et d'oiseaux. Contrairement aux salinas grandes, ce salar est complètement diffèrent, le sel n'est pas blanc pur et plat comme en Argentine. De loin, ça donne l'impression de sable en fait. Mais quand on s'en approche, on découvre un champ immense de sel mélangé à du sable noir et qui fait des gros paquets,comme de la roche et par endroits, despetites lagunes, qui hébergent les animaux comme les flamants. La présence du sel et de la chaleur permet à des petites bacteries de se développer, elles donnent une couleur rouge sang au fond des lagunes, ou encore bleu azur... 

Nous continuons ensuite la ballade en passant par un petit village, Toconao, où passe une petite rivière, comme à San Pedro, et qui laisse sur son passage une végetation aussi improbable que la secheresse du désert autour... Une quebrada (cassure, canyon) encore, avec au fond, l'eau qui coule et qui permet à des centaines d'arbres fruitiers de pousser, comme en pleine foret des Yungas !
Nous continuons de monter en altitude pour rejoindre le pied des 2 grands volcans Miñique y Miscanti qui ont chacun leur lagune, d'eau douce, entouré de bore cette fois, et pas de sel, comme il y parait sur les photos. Des Vicuñas sont encore présentes, elles se déplacent en troupeau et vivent dans tout le désert, non loin d'une source d'eau. Des lacs immenses, d'un bleu qui fait rêver...!Les roches volcaniques qui proviennent de ces 2 volcans sont des liparites. Des roches très légères, pleines de bulles d'air. Cette pierre est très utilisée à San pedro et Toconao car elle engrenge la chaleur de la journée pour la restituer la nuit, gardant la maison fraîche la journée et chaude la nuit.
Puis nous entamons le chemin de retour, à un moment,la voiture s'arrète. Nous avons l'impression, par le paysage, que nous sommes au pied d'une montée. Mais il n'en ai rien, et le contact coupé, la voiture monte la pente, doucement ! C'est la 2ème fois que cette impression arrive, du fait du relief alentour, l'eau coule dans le sens de la montée et la voiture monte la pente ! Vraiment bizarre à regarder !
Pukara de Quitor
Vendredi, nous allons nous ballader sans guide cette fois-ci au Pukara de Quitor, à 3km de San Pedro. Les Pukara sont des ruines de villes fortifiées Incas qui vivaient sur la zone avant que les conquètes espagnoles ne les envahissent et les décapitent. Les ruines sont montées sur une montagne escarpée, qui est impressionante, comment faisaient-ils pour vivre en pente pareille ?, les 'rues' entre les maisons sont aussi pentues qu'un toit breton ! Puis nous escaladons la montagne d'à côté qui aboutit à un point de vue magique sur tous les environs. Une vue parfaite de San Pedro, qui a bien son nom d'oasis vu d'ici, et de toute la chaîne de volcans et les Quebrada. Nous sommes toutes seules en haut de cette montagne, il y règne un silence incroyable. Petit pique nique devant une vue imprenable, je pense que ce repas est à classer dans la catégorie des uniques !
De là, on peut aussi voir les nombreuses mini tornades qui sont très fréquentes dans le désert. Le sable est élevé sur une centaine de mètres de haut, l'instant de 2min, la tornade avance entre les arbres et les maisons, ou au milieu du desert et retombe, aussi rapidement qu'elle s'est formée....Quand on voit ça pour la premiere fois ça fait vraiment un drôle d'effet !
Los Geisers del Tatio
Samedi, levé à 2h30 du matin pour aller assister à la parade des geisers, à 90km de San Pedro. Les geisers sont des colonnes de vapeur d'eau qui s'élevent sur des centaines de mètres. Cette vapeur sort par des petits trous, d'où bouillonnee une eau chauffé par le magma des volcans qui passe une strate en dessous. Ces geisers, à 4300m d'altitude sont les plus hauts du monde, atteignables par l'homme. A 5h du matin, des vapeurs fumantes dans la clareté bleuté de l'altiplano quand le soleil commence à se lever et que la plaine avec tous les geisers se découvre, c'est vraiment magique. Des colonnes de fumée qui sortent de partout. Par moments, l'eau bouillonne beaucoup plus, comme si le magma passait par vagues et réchauffait l'eau d'un coup. Les geisers crachent alors des gerbes d'eau en ébullition. A 5h du matin, il fait encore -7degrés, c'est donc emmitoufflée dans mes 2 uniques pantalons, 2 paires de chaussettes aux pied et aux mains, 2 teeshirts, 1 sous pull et 2 polaires, que j'ai pu apprécier le spectacle...non sans revenir les doigts de pieds et de mains gelés ! C'est en regardant les photos par la suite que je me suis rendue compte de la beauté du phénomène, avec les couleurs de l'aube, c'est vraiment magnifique...c'était l'excursion pour mon anniversaire....et quelle excursion !




Retour en début d'aprés-midi après avoir découvert encore une vallée de cactus, croisé des lamas, des vicuñas et des vizcachas (des espéces de lapins du desert, avec de tres grandes oreilles et une longue queue en tire bouchon!)... pour finir la soirée au restaurant, puis dans un des 2 bars de san pedropour se prendre un bon désert au chocolat comme on en trouve pas en Argentine !
Dimanche, levé 7h pour défaire la tente et reprendre le chemin du bus pour Jujuy... Juste quand le soleil commence à rechauffer l'air froid de la nuit...c'est à un petit dèj d'anniversaire que j'ai droit avec Nelly, un petit gâteau de l'unique panaderia que l'on a trouvé, planté d'une de nos bougies-secours-en-cas-de-panne-d'electricité-de-la-casa! Fêter ses 23 ans en plein désert d'Atacama, c'est une chose à laquelle je n'aurai jamais pensé ! Et je me rends bien compte de tout les moments et les endroits magiques dans lequel je suis en train de vivre en ce moment ! 
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Nous plantons notre tente à còté de la maison des guarda parques (garde parc), il y a une petite maison avec des toilettes et un lavabo. bon pas d'électricité ni d'eau courante, mais la cahsse d'eau se fait trés bien avec un seau d'eau de pluie ! petit rayon de soleil , la journée s'annonce sans pluie, mais les nuages ne partent pas souvent, il y a un brouillard constant humide et opaque en géneral dans cette zone, foret subtropical avec climat associé oblige ! en parlant de climat, une telle foret enferme une ambiance bien moite et bien chaude, avec au minimum 100 % d'humidité. heureusement que le soleil n'est pas toujours là, le moindre rayon élève encore la température de quelques degrés et il devient encore plus dur de respirer ! C'est impressionant comment la végétation est dense et fournie, des lianes partout qui tombent en paquet du haut des arbres géants, des feuilles verdoyantes de toutes les teintes de vert possible, et de toutes les tailles.
Et ce qui frappe le plus, c'est d'entendre le bruit de la forêt, un fourmillement gigantesque de milliers d'insèctes et d'oiseaux, aux chants tous plus exotiques les uns que les autres. Et surtout, rien d'autre que ces bruits de végetation et d'animaux. C'est un vrai dépaysement et un apaisement pour les oreilles. lorsque l'on écoute avec un peu plus d'attention, on a l'impression d'entendre un énortme essain d'abeille, mais c'est en fait toutes les mouches et guèpes et abeilles de la foret qui s'élève... c'est magique ! Les oiseaux sont de toutes les couleurs, des jaunes, des rouges, des bleus. nous avons croisé des dizaines de petits colibris, qui volent à 20m de haut, entre les fleurs des arbres, des papillons géants d'un bleu magnifique ainsi que beaucoup de petits Uracà, des oiseaux magnifiques au ventre jaune.
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Ce qui est moins magique, bien sûr, ce sont ces mêmes insectes, constitués de tiques, de petites mouches rouges flash... qui piquent bien fort et de petits moustiques bleu ciel super beaux... qui plus que piquent ! Le répulsif à moustiques tropicaux est bien plus qu'utile et efficace ! .jpg)
Nous avons fait beaucoup de ballades, au milieu de cette forêt, en faisant bien attention de suivre les conseils du guarda parque, sur les zones ou l'on ne peut plus passer, pour cause d'arrivée de l'eau, qui viennent remplir el Arroyo, la rivière et ainsi boucher le passage. Du vert, de l'ombragé, par moments des trouées qui donnent un peu plus de lumière, des oiseaux partout, des feuillages qui bougent furtivement à notre passage. On s'arrête pour essayer d'identifier la bête que l'on vient de déranger...mais c'est très dur, elles filent ! .jpg)
Retour de notre première marche par la rivière, un peu de soleil, ça tape fort ! Nous passons de rochers en rochers, vu que la rivière fait des méandres, certains côtés ne sont pas accessibles. et puis comme on est au bord de l'eau, et que la terre argileuse est humide, il y a plein d'emprein tes d'animaux, nous identifions d'abord des pattes de gato montes, et surtout beaucoup de pattes de tapirs. Comme ces animaux vivent la nuit, nous ne pouvons pas les croiser de jour !
C'est marrant de déchiffrer les marques de pattes, voir oú ils sont allés, perdre leur trace et les retrouver ensuite. La rivière qui s'appelle el Arroya Aguas negras n'a rien à voir avec des eaux noires, mais plutôt violettes, roses, jaunes et blanches, que les couleurs des pierres et de la terre lui donnent. Tout dans des tons pastels, avec le vert des arbres et des fougères géantes, c'est superbe, rien, personne, que nous deux et des bruits de feuillages et d'oiseaux...je ne pensais pas pouvoir ça un jour !
Comme le soleil se couche à 19h, à 22h, après avoir mangé au feu de bois et lavé notre gamelle au savon, dodo !
On peut voir sur la photo le capot relevé, et évidement comme c'est le seul bus de la journée, les Guaranis (le peuple qui habite dans cette partie des yungas) remontent chez eux après ètre allés à la petite ville la plus proche, Libertador San Martìn. C'est donc au milieu de balais, des sacs, d'oeufs et de chiens que nous avons sommes montées un peu plus profondement dans la foret !.jpg)
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Lorsqu'on marche dessus, les chaussures crissent sur les petits renflements oú la croûte de sel est craquelée, c'est un peu la même impression que lorsqu'on marche sur de la neige bien dure, mais la chaleur est de quelques degrés de plus !.jpg)

